Gérer les mauvaises notes

Les mauvaises notes sont difficiles à supporter, mais ne doivent pas déclencher de drame familial. Grâce à un soutien positif, les parents peuvent aider leurs enfants à ne se démotiver à apprendre.

Toujours et partout, on nous évalue: à l’école, au travail, au sport, dans nos loisirs. Nous devons toujours répondre à des attentes, être performants et satisfaire aux exigences posées. Les compliments nous encouragent, les critiques nous bloquent ou nous paralysent. Il n’est donc pas étonnant que les notes soient régulièrement l’objet de discussions controversées. Les notes sont un baromètre dont l’objectif est d’exprimer si un enfant a compris ce qu’on attend de lui. Cette méthode d’évaluation ne tient pas compte de la personnalité de l’enfant. Est-il doué d’empathie, possède-t-il des compétences relationnelles? Dans quelle mesure une note réduisant des connaissances à un chiffre est-elle significative?

Les notes et leurs effets

De nombreux enfants sont désespérés lorsqu’ils reçoivent une mauvaise note. Parfois, la peur de la réaction des parents joue également un rôle. Il n’est pas rare que les parents soient dépassés et ne sachent pas comment se comporter lorsque leur fille ou leur fils rapporte une mauvaise note à la maison. Faut-il exercer une certaine pression sur l’enfant pour l’encourager? Ou la pression entraîne-t-elle le résultat contraire, à savoir la résignation de l’enfant?

C’est également frustrant lorsque l’enfant a appris sa leçon et obtient malgré tout un résultat catastrophique. Certains enfants ont de mauvaises notes quels que soient les efforts qu’ils ont fournis. D’autres enfants, en revanche, s’investissent très peu et obtiennent de bons résultats. Selon le type d’examen, le travail effectué en amont n’est pas évalué. Jusqu’à présent, une alternative fait défaut et les enfants et leurs parents n’ont pas d’autre choix que de s’accommoder de la pratique d’évaluation existante.

Chers parents, nous sommes là pour vous!

conseils parents

Un service d’aide gratuit aux parents et aux personnes de référence d’enfants et de jeunes – par téléphone 058 261 61 61 et en ligne.

Rechercher le dialogue

Au numéro d’appel d’urgence de Pro Juventute pour les jeunes «Conseils + aide 147», de nombreuses questions tournent aussi autour des examens, des notes et du souhait de mieux réussir à l’école. Souvent, les enfants et les jeunes se sentent épuisés. Ils ont des difficultés à résister à la pression et à déconnecter. C’est un signe alarmant. Les parents peuvent contrecarrer cette tendance pour éviter que des perceptions telles que «Ça n’a aucun sens de toute façon» ne s’installent.

Les reproches sont déplacés lorsqu’un enfant a une mauvaise note. L’enfant ne doit pas se sentir en échec et croire qu’il a déçu ses parents. Il souffre déjà de la situation. Les parents inquiets ne devraient pas non plus se mettre à tout contrôler subitement. Un contrôle accru de la part des parents transforme les devoirs en facteur de stress inutile. Il est préférable d’accompagner le processus d’apprentissage de l’enfant et d’aider son fils ou sa fille à apprendre à travailler de manière autonome. Lorsque les parents félicitent leur enfant pour ses efforts et son engagement, ils lui montrent pourquoi apprendre en vaut la peine.

Trouver des solutions ensemble

Il est important de comprendre pourquoi les efforts d’apprentissage ne sont pas récompensés. Souvent, une bonne collaboration entre l’école et les parents peut faire des miracles. Dans un échange réciproque, les enfants, les parents et le personnel enseignant peuvent tenter de comprendre pourquoi les notes ne correspondent pas aux attentes. Il peut arriver que l’enfant soit dépassé, ou trop peu sollicité, ou bien qu’il s’ennuie. Souvent, des stratégies d’apprentissage efficaces ou bien une distinction claire entre les phases d’apprentissage et le temps libre font défaut. C’est seulement lorsqu’on se repose vraiment entre deux phases d’apprentissage qu’on est capable d’enregistrer de nouveaux contenus.

Susan Edthofer

Susan Edthofer

Susan Edthofer est pédagogue et rédactrice. Elle a autrefois travaillé comme rédactrice pour la revue spécialisée «4 bis 8». Depuis 2011, elle travaille comme rédactrice pour les Messages aux Parents de Pro Juventute et écrit régulièrement des articles sur des thèmes liés à l’éducation.


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